Au gui l’An neuf

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La_marquis et le chateau en icone   LE GUI

Le gui dont les rameaux se divisent généralement en trois ( chiffre sacré) symbolise l’immortalité car il reste toujours vert à l’inverse des arbres qui le portent.

Cette plante parasite qui pousse communément sur le pommier, le peuplier, le saule, etc..se trouve rarement sur le chêne, roi des végétaux. Chez la majorité des peuples de l’ancienne Europe, le gui de chêne était une plante sacrée… En Gaule et dans les îles britanniques, le chef des druides, suivi par tout le peuple, coupait le gui à l’aide d’une faucille ou serpe d’or, le recueillait dans un drap blanc : retentissait alors « Au gui l’an neuf ». Cette formule celtique a été longtemps utilisée dans plusieurs provinces françaises par les enfants qui faisaient la quête ou demandant des étrennes la veille du jour de l’an.

La tradition de s’embrasser sous le gui porte bonheur à Noël ou au Nouvel An reste populaire. Qui passe sous le gui suspendu attire les libéralités de la fortune !!!

Le gui dans le langage des fleurs, signifie « je surmonte tout », il protège de la foudre, des incendies, des maladies, de la malchance, des inondations et promet de belles récoltes…

A la fin du XIXe siècle, les vertus curatives du gui étaient si réputées que « certains droguistes en vendaient à des prix inouïs « ..

La science médicale a d’ailleurs rejoint les croyance populaires ; le gui est reconnu comme hypotenseur, antispasmodique et sédatif, légèrement cardiotonique et diurétique.

« Mais il faut toujours enlever ou brûler le gui douze nuits après la fête de Noël au risque de se quereller avant de la fin de l’année » ( Eloïse Mozzani : le livre des superstitions)

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