La symphorine

symphorine

La symphorine blanche ou symphoricarpos albus est un arbuste de 1m à 1,50m voir 2m est aussi appelé « l’arbre aux perles ».

La symphorine est originaire  d’Amérique du Nord et a été introduite en Europe occidentale en 1817. La symphorine appartient à la famille des caprifoliacées dont fait aussi partie le chèvrefeuille. Ses fleurs, riches en nectar, font la joie des abeilles en été. Ses baies, ressemblant à de grosses perles, sont blanches (ou roses selon l’espèce) restent tout l’hiver sur les arbustes et attirent les oiseaux.

L’arbuste peut se bouturer en fin d’été ou en automne et se replanter au printemps. Il peut aussi se cultiver en bac pour pouvoir admirer « ces perles »pendant l’hiver.

Attention : les baies sont toxiques …..et attirent souvent les enfants !…

 

 

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Astuce pour les plantes en pot

Les sachets de thé utilisés peuvent resservir pour garder l’humidité des plantes en pots mais également les nourrir:

  • mettre un lit de gravillons pour drainer, puis les sachets de thé.
  • poser la plante à rempoter et la terre
  • rajouter sur le dessus quelques autres sachets de thé

Ceux du fond aideront à maintenir l’humidité et ceux du dessus procureront des apports nourrissants à mesure des arrosages. Pour arroser sans débordement, utiliser un entonnoir enfoncé dans la terre et verser délicatement l’eau à température ambiante.

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Les rendez vous aux jardins.

les 3, 4 et 5 juin : Au niveau national « les rendez vous aux jardins »  organisés par le Ministère de la culture et communication. http://rendezvousauxjardins.culturecommunication.gouv.fr/

Parmi les 2300 parcs et jardins privés ou publics qui ouvriront leur porte durant ce week-end, nous sommes honorés de compter dans notre association : Danielle Bach Dartigeas  et Isabelle Berthon qui ont été retenues pour la qualité de leurs jardins.

le jardin du Puy de Lys

le jardin du Puy de Lys

Dany et son  « jardin du Puy de Lys  » à St Sornin Lavolps (19230) avec ses collections de camélias, ses rosiers, la collection de menthes, ses vivaces tout au long des allées, ses arbres souvent méconnus et son bassin japonais avec la collection d’érables et les spectaculaires opuntias.

 

Isabelle et « les jardins d’Ordesa » à Beyssac (19230) avec de très nombreuses mises en scène de vivaces, de graminées, des sculptures en osier et son verger de pommiers anciens. Son jardin est agréé depuis 2014  » jardin pédagogique  » par la chambre d’agriculture et reçoit les écoles, centres de loisirs et associations.

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les jardins d’Ordesa

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L’IF

Taxus baccata

Originaire d’Europe, d’Asie mineure ou d’Afrique du nord , cet arbre a été longtemps symbole de la mort. Très toxique, il aurait été utilisé comme poison de flèches pendant la préhistoire. Les forêts auraient été décimées pour fabriquer les arcs aussi bien par les grecs que les gaulois, ainsi qu’au moyen âge pendant la guerre de cent ans.

Il mesure 12 à 15m de haut mais peut atteindre 25m. Les fleurs de pied mâle produisent un pollen jaunâtre, les fleurs de pied femelles forment des fruits rouge vif (arilles) . Seule la chair des fruits n’est pas toxique. Le bois de l’if est utilisé en ébénisterie, en marqueterie.

A partir de l’écorce de l’if du pacifique, on a extrait le TAXOL. Mais en 1988, pour 2 kg de taxol il a fallu 12000 ifs !… Depuis les chimistes ont réussi à synthétiser un homologue du taxol à partir de substances extraites du feuillage de l’if européen (taxus baccata) qui est utilisé en chimiothérapie.

PRES DE CHEZ NOUS : on peut en observer de magnifiques, comme à VIGEOIS (19) un spécimen classé « arbre remarquable ». Il est le doyen des arbres du Limousin planté au VI ième siècle lors de la fondation de l’abbaye : 1400 ans.

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Le magnolia ficus « étrangleur »

le ficus magnolioïdes de Palerme

le ficus magnolioïdes de Palerme

Lors de son périple en Sicile, Christian a pu admirer et nous rapporter quelques photos du plus grand spécimen exotique de l’Italie.

Avec ses racines tabulaires et de soutien, ce géant est situé dans le parc botanique Garibaldi de Palerme. Il a été importé de l’île de Norfolk Nouvelle Zélande en 1845.

Cet « arbre remarquable » mesure 25 m de haut, 21 m de diamètre et couvre une superficie de 1200 m2, est un ficus magnolioïdes, appelé ainsi pour la ressemblance de ses feuilles avec celle celles du magnolia grandiflora.

Les ficus magnolioïdes sont considérés comme des espèces épiphytes ( poussant sur une autre plante sans être parasite) : les graines transportées par les oiseaux sont libérées dans les parties supérieures des couronnes d’autres arbres et germent. La croissance de la jeune plante produit des racines aériennes que la torsion de course vers le bas autour du tronc de la plante hôte, plante qui sera alors engloutie. C’est pourquoi les magnolia ficus sont connues comme étrangleurs ficus ( necta – plantas).

Les ficus magnolioïdes sont répertoriés maintenant sous le nom de ficus macrophylla subsp,columnaris.

le ficus magnolioïdes et ses racines tabulaires.

le ficus magnolioïdes et ses racines tabulaires.

 

 

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L’arbre de fer

 

arbre de ferFévrier et voilà que sont apparues les fleurs du Parrotia Persica ou « arbre de fer« , aussi appelé « arbre perroquet« .

Cet arbre à port étalé nous surprend toujours : par ses fleurs qui apparaissent sur le bois bien avant les feuilles et qui ressemblent à des araignées d’un beau rouge ; puis ce sera  à l’automne pour se « régaler » de ses couleurs mêlant le vert, le jaune,l’orange, le cramoisi et le pourpre. Son écorce est décorative et s’exfolie en plaque sur des sujets âgés de 10 ans, comme les platanes.

Le Parrotia Persica tient son appellation  du nom de son découvreur FW Parrot (1792-1841)naturaliste et professeur de médecine allemand, lors d’un voyage en Perse (Iran). On lui donne aussi le nom d’hêtre de Perse. Il a été introduit en Europe en 1841. Le nom « d’arbre de fer » a été donné par les anglais en raison de la dureté de son bois. On trouve des outils fabriqués avec ce bois qui sont datés de plus de 2000 ans.

Planté isolé pour mieux profiter de ses splendeurs, cet arbre très résistant  supporte jusque – 25 ° et aime les sols acides. Il est de la famille des hamamelidacae et peut atteindre 5 à 10 m en 20 ou 30 ans. Le Parrotia Persica « pendula » à branches très retombantes ne dépasse pas 3 m de haut.

 

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Le truc de Madeleine

 

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Pour structurer son pommier de façon à « ouvrir » et dégager le centre, Madeleine accroche des petits sacs remplis de sable à certains endroits des branches pour les maintenir à la forme qu’elle désire donnée. Ces poches sont maintenues pas des attaches en caoutchouc de façon à ne pas blesser l’arbre. Puis elle les déplacera de temps en temps après la taille de printemps. Bonne idée !

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Le « Maclura pomifera » ou Oranger des Osages.

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L’Oranger des Osages, de la famille des Moracées, est un arbre remarquable par ses fruits. Cet arbre épineux à feuillage caduc doit son nom à la forme et la taille de ses fruits verts et granuleux qui deviennent jaune orangé à l’automne, mais non comestibles.

Sa découverte par les européens date de 1673. Il est originaire de la Louisiane dans le territoire des Indiens Osages d’où son nom. L’oranger des Osages est aussi appelé « arbre à arc » à cause de l’usage que les indiens en faisait :  En effet, les Osages qui forment un peuple semi nomade,  réservaient la chasse aux hommes qui confectionnaient des arcs de plus de 1,80 m et d’autres plus courts pour le tir à cheval. Ils utilisaient également le latex jaune, extrait du fruit, pour se teindre le visage.

C’est en 1823 que le botaniste Victor Leroy reproduit l’espèce et en expédie quelques jeunes pieds en France et en Angleterre.

L’oranger des Osages est cultivé au XIX° siècle dans le sud de la France pour la nutrition des vers à soie en remplacement des feuilles du Mûrier , plante de la même famille.

Mis en contact avec la terre, son bois devient extrêmement résistant à la dégradation par la faune et la flore du sol ; il a été utilisé aussi comme poteau. Ses fruits sont utilisés comme insectifuge à cafards.

Ils sont cultivés dans les parcs. On en trouve un beau spécimen dans le parc Victor Thuillat à Limoges.

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La première plante préhistorique ressuscitée

 premier fleur préhistorique

Le Figaro : Science et environnement. le 22/02/2012 par Tristan Vey

Une équipe russe a réussi à faire renaître des fleurs à partir de graines enterrées par des écureuils il y a environ 32.000 ans dans le sous sol sibérien :

Cela pourrait être le premier pas vers un Jurassic Park….floral. Des chercheurs russes ont rapporté avoir réussi à ressusciter une plante à partir de graines enterrées dans le sous-sol sibérien et gelées depuis 32.000 ans. Ce sont les plus vieux végétaux jamais ramenés à la vie par des scientifiques. Le précédent record était à mettre au crédit d’une équipe israélienne qui avait réussi à faire pousser des graines de dattier vieilles de 2.000 ans.

Pour réaliser cet exploit, Svetlana Yashina et David Gilichinsky, de l’académie russe des sciences, ont d’abord tenté de faire germer directement des graines préhistoriques, sans succès. Ils ont ensuite prélevé des tissus immatures, dits placentaires, contenus dans ces graines qu’ils ont placés en culture in vitro. Les cellules se sont rapidement développées.Ils ont alors placé cet « embryon » en terre sous une lumière et une température contrôlées. Ils ont alors obtenu une plante complète aux délicates fleurs blanches, proche de l’actuelle Silene stenophyla, « c’est comme s’ils avaient ressuscité un dinosaure à partir des  tissus d’un ancien œuf » s’enthousiasme la biologiste californienne jane-Shen Miller .

La première plante préhistorique ressuscitée a par ailleurs donné des graines viables qui ont permis de faire pousser une deuxième génération, tout aussi fertile. En scrutant leur développement, les chercheurs ont remarqué que les racines de cette espèce poussaient plus doucement et qu’elle donnait plus de fleurs aux pétales moins serrés que leur équivalent moderne. Autant de caractères qui devaient lui permettre de s’adapter au climat extrême de la dernière période glaciaire.

Le principe de « grenier » de l’humanité validé.

Les centaines de graines dont disposent les Russes ont  été découvertes dans les terres gelées (pergélisol) de Sibérie à 38 mètres de la surface actuelle. Conservées à une température moyenne de – 7°C pendant des dizaines de milliers d’années, elles étaient dissimulées dans les grottes d’hibernation des écureuils préhistoriques.

Ce stockage naturel par le froid sur une grande période de temps permet au passage de valider la pertinence de »grenier de l’humanité inauguré en Norvège en 2008. Ce bunker stocke 4,5 millions de semence à -18°C destinées à pouvoir ressusciter une variété de culture si elle venait à disparaitre. L’humanité sait désormais que cette grande réserve végétale a une durée de vie compatible avec son ambition.

 

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Au gui l’An neuf

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La_marquis et le chateau en icone   LE GUI

Le gui dont les rameaux se divisent généralement en trois ( chiffre sacré) symbolise l’immortalité car il reste toujours vert à l’inverse des arbres qui le portent.

Cette plante parasite qui pousse communément sur le pommier, le peuplier, le saule, etc..se trouve rarement sur le chêne, roi des végétaux. Chez la majorité des peuples de l’ancienne Europe, le gui de chêne était une plante sacrée… En Gaule et dans les îles britanniques, le chef des druides, suivi par tout le peuple, coupait le gui à l’aide d’une faucille ou serpe d’or, le recueillait dans un drap blanc : retentissait alors « Au gui l’an neuf ». Cette formule celtique a été longtemps utilisée dans plusieurs provinces françaises par les enfants qui faisaient la quête ou demandant des étrennes la veille du jour de l’an.

La tradition de s’embrasser sous le gui porte bonheur à Noël ou au Nouvel An reste populaire. Qui passe sous le gui suspendu attire les libéralités de la fortune !!!

Le gui dans le langage des fleurs, signifie « je surmonte tout », il protège de la foudre, des incendies, des maladies, de la malchance, des inondations et promet de belles récoltes…

A la fin du XIXe siècle, les vertus curatives du gui étaient si réputées que « certains droguistes en vendaient à des prix inouïs « ..

La science médicale a d’ailleurs rejoint les croyance populaires ; le gui est reconnu comme hypotenseur, antispasmodique et sédatif, légèrement cardiotonique et diurétique.

« Mais il faut toujours enlever ou brûler le gui douze nuits après la fête de Noël au risque de se quereller avant de la fin de l’année » ( Eloïse Mozzani : le livre des superstitions)

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La petite histoire du romarin

romarin 2

La petite histoire du mois de Paris Côté jardin…l’Officiel (depuis 1984)

La_marquis et le chateau en icone

L’herbe aux troubadours, l’herbe aux couronnes, la rose de mer.

Elle vient d’ouvrir ses effluves au soleil de l’hiver… Et c’est, malgré la douceur du temps, tout à fait de saison. Le romarin fleurit avec la nouvelle année et je ne pouvais mieux faire que de choisir cette plante discrète dont la fleur étonnante aux couleurs changeantes embaume l’année naissante pour vous souhaiter d’y retrouver tous les bienfaits, les bonheurs, les merveilles que le romarin transporte depuis des siècles…. Déjà les grecs connaissaient ses immenses vertus et les sages, les penseurs, les philosophes ceignaient leurs têtes d’un rameau de romarin.

Antistress, anti fatigue, antibactérien, antiseptique, antioxydant, stimulant de la mémoire et de l’activité cérébrale, il lutte contre la fatigue et contre l’insomnie !

Mais l’histoire est surtout marquée dès le XIVe siècle, par le premier parfum à base alcoolique : l’eau de la Reine de Hongrie, essentiellement composée à partir de cette plante. Considérée alors comme une véritable eau de jouvence, elle permit à Elisabeth de Pologne de soigner sa paralysie puis de séduire et d’épouser le roi de Hongrie. Toute sa vie elle utilisa les bienfaits de ce parfum qu’un ange lui aurait apporté.

Très utilisé à la cour de Charles V, de Louis XIV, ce parfum, qui fut celui de Mme de Sévigné et de Mme de Maintenon est toujours concocté par Fabergé, mais pour les hommes. Souvenez vous, non loin des Halles, de cet étonnant passage privé « de la Reine de Hongrie » où cette histoire vous fut naguère contée…..

Que cette année qui s’ouvre au soleil du romarin vous soit une nouvelle jouvence toute emplie des bienfaits de cette eau précieuse, angélique et florale.

 

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