Hibiscadelphus woodii-Ken-Wood
Libération publie un article sur l’Hibiscadelphus woodii, considéré comme éteint depuis 2016 et repéré fin janvier 2019 par un drone à flanc de falaise dans la vallée de Kalalau.

Seuls quatre spécimens avaient été observés dans l’histoire, et pourtant, l’Hibiscadelphus woodii, plante rare qui ne pousse que sur l’île de Kauai dans l’archipel d’Hawaï aux Etats-Unis, a été redécouverte fin janvier.

Le «H. woodii», comme l’appellent les spécialistes, n’avait pas été observé depuis 2011 et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait fini par le déclarer officiellement éteint en 2016. Comme beaucoup de plantes endémiques, qui ne poussent que dans une zone géographique très restreinte et dans certaines conditions météorologiques, le H. woodii avait subi la perturbation de son habitat naturel par les activités humaines mais surtout par de nouvelles plantes, non endémiques, apportées sur l’île par l’homme.

Découverte en 1991, l’espèce n’a compté que quatre spécimens, dont trois finiront écrasés par un rocher entre 1995 et 1998. Le dernier spécimen est retrouvé mort en 2011, et les botanistes ne parviennent pas à utiliser son pollen pour faire pousser la plante en culture, malgré de nombreuses tentatives de croisement avec d’autres espèces de la même famille. Sur le site de l’UICN, le nombre d’individus matures s’élève donc à 0. »

Extrait de l’article de Matilde Meslin publié le 05 juin 2019 sur Libération